21 mars 2011
Jojo, Zezette et je poursuivent leurs aventure dans un "un jour comme tous les autres... pourtant..."

Un jour, comme tous les autres jours, j’ouvris les yeux. Pourtant, ce matin-là, Jojo n’était pas là. Mais dans les bribes de mon cerveau cotonneux, comme une information sur ce jour. Ma grand-mère ! Mémé devait arriver de San José ! Zut, zut, superflûte, déjà 10H30, un calebut, mon jean’, mes chaussettes et un polo. Faut que je me carapate avant que le monstre des Carpates débarque. Chut, sur la pointe des pieds, passant devant la cheminée jusqu’à l’entrée, je prends les clefs, ouvre la porte et me v’là en liberté pour la journée. Je dévale les escalier et, patatra, rentre dans un gros tas. « Nom de non, pouvez pas faire attention, expèce de petit zigotto !... Ah, mais c’est mon petit Benjo qui vient dire bonjour à mémé banjo »
Hé zut, encore un nouveau sobriquet pour mémé.
« Il est mignon, comme il a grandi »
« Tiens voilà un bonbon
- Merchiiii, Mamiiiie »
Splouch, à San José, leurs bonbons, j’sais pas à quoi sont faits.
« Tiens, prends ma valoche et fais donc comme Gavroche »
Me v’la ouvrant la porte à cette aimant à petit enfant et l’accueillant vivement pour pouvoir me tirer jusqu’au banc boulevard des amants.
« Tiens, mon nounours, c’est pour toi »
Radine, c’est pas avec tes kopecks que je vais pouvoir aller faire trempette.
Je file jusqu’à ma chambre, regarde par la fenêtre. Pas un tronche de connue, faut croire que j’aurais pu être cocu.
Une heure, la journée n’est pas finie.
Deux heures, la journée n’est pas finie.
13H et encore avec la mémé qui radine sur la tirelire et radote toutes ses anecdotes. Faut croire que le bon dieu, y tient à ce que je la voie car à chaque fois, c’est à y pas manquer, faut qu’ j’ai du mal à me débiner.
Une heure, la journée n’est pas finie.
Deux heures, la journée n’est pas finie.
15, l’heure du quart d’heure.
« Hé, petit, viens donc par ici, tu veux pas être gentil et promener Denis pendant un quart d’heure. Merci mon chéri »
Et me v’là avec Denis, le chien qu’on sait pas où est sa tête, qui suit que les bonhommes.
Un quart d’heure, la journée n’est pas finie.
« Merci, mon ange, tiens, tu t’achèteras des bonbons ».
À croire que San José ça la déboulonne la mémé. J’ suis moins payé que pendant mes vacances.
Trois quart d’heure, la journée n’est pas finie.
16H, l’heure du quatre heure.
« Maman, j’ai rendez-vous avec Jojo pour un exposé d’histoire ? Je reviens à vingt et une heures . Mémé, peace, à plus »