Écrit pendant la semaine de la francophonie 2012

Il y a quelque chose qui m’échappe
Il y a des surfaces horizontales. Elles recueillent les objets épars et dérisoires qui meublent nos existences.
Il y a le silence et le bruit qui se mélangent.
Il y a la verticalité aussi qui recueille des images et des signes.
Il y a dix mots usuels qui ont un jour leur heure de gloire.
Il y a, sous les doigts, le besoin impérieux de formes familières.
Il y a des mouvements lents et une activité intense, une vie fervente et retenue.
Il y a le bruit d’une cuiller sur une soucoupe.
Il y a des baisers qui se perdent.
Il y a le sens de l’histoire et des théories sur le sujet.
Il y a nos ombres qui reviennent se projeter au printemps.
Il y a, douloureuses dans nos articulations, les traces du travail et de la rencontre.
Il y a le bleu de Samarcande, le bleu de tes yeux, le bleu des bleus qui portent tous le même nom.
Il y a 440 hertz emprisonnées dans une fourche métallique.
Il y a des règles implicites.
Il y a des doigts qui souffrent manifestement d’inoccupation.
Il y a un point final, mais l’on ne sait pas quand il va tomber.