écrit à L’un dit l’Élan en avril 2011

Quelqu’un a un tourbillon à la base de l’implantation de ses cheveux, sur la nuque, à droite seulement.
Quelqu’un se manifeste de façon intempestive.
Quelqu’un se sent encombrant... et encombre peut-être effectivement.
Quelqu’un va mourir bientôt, tout le monde le voit, mais elle ne le sait pas.
Quelqu’un détruit ce qu’il aime pour être certain qu’on ne lui retirera pas.
Quelqu’un compte les amis qu’elle a perdus et sa bouche se marque d’un pli amer.
Quelqu’un est devenue, un jour, une machine à lapsusser.
Quelqu’un s’installe dans le silence.
Quelqu’un suspend sa plume, cherche dans le ciel les traces de lumière du jour qui tombe.
Quelqu’un appelle sa mère et refuse de s’endormir tant qu’elle ne sera pas venue lui faire un dernier câlin.
Quelqu’un refuse de jouer le jeu.
Quelqu’un respire fort.
Quelqu’un, quelque part, se prépare à mourir pour ses idées, et il est traversé par un doute.
Quelqu’un préfère les enfants qui grimpent dans les arbres.
Quelqu’un n’est pas dans sa parole ; il emmerde tout le monde quand il se raconte.
Quelqu’un, maintenant, ils sont plusieurs à ne pas jouer le jeu.
Quelqu’un sourit en regardant le soleil se lever, parce qu’il pense à celui pour lequel il se couche.
Quelqu’un va s’arrêter d’écrire.