- Détails de l’intervention :

Nous partons ensemble pour un voyage avec dans notre valise l’album « Là où vont nos pères » de Shaun Tan. Le livre aborde le thème de l’immigration sous une forme métaphorique, fantasmagorique. Aucun texte mais une série de planches de dessins, souvent sombres avec une lumière sous-sous-jacente. Shaun Tan raconte l’état de l’étranger dans une nouvelle contrée. Le décalage de celui qui doit s’habituer à la vie et aux mœurs de ses habitants, forcément bizarres. L’album traite de situations concrètes : se repérer dans des rues où les noms sont symboles incompréhensibles, chercher un hébergement, du travail, faire le tri entre ce qui ce mange, ne se mange pas, comment ça se mange. Il traite typiquement de l’état recherché dans le temps et l’espace du théâtre. La scène est en effet l’espace-temps d’une autre réalité, celui de la première fois, où tout est à redécouvrir, où l’acteur ne peut plus s’appuyer sur ses habitudes. Le plateau est comme un pays étranger, le jeu de l’acteur est de découvrir sa langue, ses codes, sa géographie....

Deuxième intérêt de l’album pour un travail d’écriture théâtrale : Le livre est silencieux. Pas une seule lettre, mais des symboles incompréhensibles. Tout est donc à inventer au niveau du texte. Nous écrivons des dialogues et des monologues. Nous utilisons notamment la correspondance, forme d’écriture présente dans l’album. Elle est le seul lien que le père établit avec sa famille restée de l’autre côté de l’océan, en attendant de le rejoindre un jour.

- Des enveloppes pour envoyer et recevoir du courrier.

- Des jeux. Il s’agit de jeux relationnels proposés pour stimuler l’imaginaire (feuilles tournantes, papiers pliés, la carte d’identité imaginaire... mime, images)