11 avril 2011
Jojo, Zezette et je poursuivent leurs aventures dans un "Tagore"
Variations sur la phrase "Que seulement je fasse de ma vie une chose simple et droite, pareille à une flûte de roseau que tu puisses emplir de musique."

Aujourd’hui, c’est un jour avec un grand G. J’avais rendez-vous avec Zezette à 10 h. J’ me sappe, je me remplis la panse et, hop, direction le parc. En chemin, je me souvenais de notre charivari d’hier soir et j’en avais les poils drus. Ah génial, elle était déjà là. J’ m’approche, j’ lui lance un « ça va, ma caille ? » et pchitt, j’ me retrouve dans un autre monde, quand elle me réponds
« que seulement je fasse de ma vie, un rivière vive et voluptueuse, pareille à la licorne que tu puisses aimer sans ordinateur.
Et elle enchaîne :
- T’en penses quoi, mon beau ?
- Mieux qu’une claque, j’lui réponds et elle enchaîne
- Que seulement je fasse de ma vie un aligoté de baisers pareil à un stylo que tu puisses procrastiner de baratte. 
- Mieux qu’un Viagra »
- Que seulement je fasse de ma vie une lumière jolie et sphérique pareille à une baguette de mer, que tu puisses dormir près du téléphone.
- Euh, faut pas exagérer, on n’en est pas là, ma belle »
- Que seulement je fasse de ma vie un arc rouge et amoureux, pareil à une écriture d’obsidienne que tu puisses partager mon masque
- Houla, Zezette, t’a le ciboulot en vrac
- Imbécile, tu ne comprends jamais rien à la poésie
- Une seconde, ma jolie, moi, faut pas me le dire deux fois, tais-toi et écoute. »
Un ange passe
Deux anges passent
Trois anges passent
Quatre anges passent
Et v’là que, hop, l’idée de génie.
« Que seulement je fasse de ma vie une aventure hasardeuse et riche, pareille à une promenade amoureuse que tu puisses te blottir dans mes bras. Alors, hein, bluffée, ma vieille, moi j’assure
- Pas mal, qu’elle me dit et elle rajoute, fais en un autre pour voir
- Oh, doucement cocotte, moi je m’appelle pas Verlaine, ni Rimbaud ».