• Textes protégés par Creative Commons

    Vous trouverez ici des textes écrits dans les différents ateliers que nous animons. Ils sont protégés par Creative Commons. Ils sont précédés de la proposition d’écriture qui les a impulsés. Testez-là, volez-là, transformez-là et parlez-nous-en ! N’hésitez pas également à nous envoyer vos propositions d’écriture (page contact). Certaines d’entre elles vous reviendront suivies de textes... Bonne lecture.

  • 1+1= ?

    Cette proposition vise à réfléchir sur ce qui permet de passer du monologue au dialogue, mais aussi d’une écriture spontanée, automatique, à une écriture consciente et construite. Dans un premier temps les participants sont invités à un jeu, voisin du cadavre exquis. Il s’agit de produire cinq phrases commençant par « Qu’est-ce que… » et cinq phrases commençant par « C’est », n’ayant pas de relation les unes avec les autres. L’écriture automatique est privilégiée. L’un des participants lit ensuite son premier « Qu’est-ce que… », et son voisin lui répond avec son premier « C’est », avant de livrer à son tour son (...)

  • Pourquoi tu pars ?

    À partir d’un extrait de L’Alcool et la nostalgie de Mathias Énard, mis en regard avec la Prose du Transsibérien et de la petite Jeanne de France de Blaise Cendrars, cet atelier a permis une réflexion sur le genre du récit de voyage d’une part, et sur ce qui pousse au voyage d’autre part. Dans cet extrait, le narrateur raconte comment il a effectué son premier voyage en Russie, officiellement pour rejoindre sa maîtresse, en réalité pour tenter de réveiller sa plume. Il repousse son départ, jusqu’à ce que la lecture d’un livre sur la Russie agisse comme un déclencheur. Pour financer son voyage, il vend un (...)

  • Tout le monde - Moi seul

    À partir d’un texte du Tao Tö King, le livre des vertus attribué à Lao Tseu, VIe siècle avant notre ère Tout le monde a sa richesse Moi seul paraît démuni Mon esprit est celui d’un ignorant parce qu’il est très lent Tout le monde est clairvoyant Moi seul suis dans l’obscurité Tout le monde a l’esprit perspicace Moi seul ai l’esprit confus Qui flotte comme la mer, souffle comme le vent Tout le monde a son but précis Moi seul ai l’esprit obtus comme un paysan Moi seul, je diffère des autres hommes Parce que je tiens à téter ma mère Que chaque participant de l’atelier écrive, sur des morceaux (...)

  • Il y a eu une nuit à la moquette

    À l’occasion de la semaine de la francophonie 2012, Les Compagnons de la Nuit ont organisé une nuit de l’écriture à la moquette. De vingt et une heures à l’aube, des ateliers d’écriture se sont succédé, parmi lesquels celui animé par Passages d’Écriture. Il y a eu un temps de lecture des deux poèmes à Lou écrit par Apollinaire pendant la grande guerre. Il y eu un temps d’écriture Il y eu un temps de lecture publique. Il y a Il y a un vaisseau qui a emporté ma bien-aimée Il y a dans le ciel six saucisses et la nuit venant on dirait des asticots dont naîtraient les étoiles Il y a un (...)

  • Si loin si proche

    Nous écrivons avec des mots, malgré nous « rangés », souvent, dans des cases univoques. Le mot perd alors la liberté de provoquer l’imprévu, la capacité de dévier le cours de la phrase, de se détacher de l’idée, de l’idéologie, dirait peut-être Gherasim Luca. Ce poète né en 1913 à Bucarest, choisit l’ « exil physique et linguistique », afin de répudier les mots et la syntaxe qui, pour lui, ont structuré un inconscient collectif coupable des plus innommables atrocités. Il prend le parti d’écrire en français pour en finir avec l’ordre naturel, héréditaire des discours, en finir avec l’ordre tout court. Il a la (...)

  • Je suis en train

    Pour le dernier atelier de l’année, il a été question de ce qui a disparu et de ce qui reste. Les participants ont été invités, ces idées en tête, à écrire un texte commençant par : Je suis en train et à y revenir à chaque suspension de plume.

  • Kaléidoscope

    Après une heure et demi de collage sur différents supports en carton, nous avons rassemblés les tableaux comme pour une exposition. Nous avons convenu d’y circuler en notant les mots qui nous venaient à la contemplation de chacun des collages. Nous avons lu tous nos mots, ou débuts de phrases. Aucune contrainte d’écriture n’a été précisément formulée, sinon celle de pouvoir s’appuyer sur les mots qui avaient décidé de nous accompagner.

  • Phrase sans fin

    1) Lecture du début du livre de Birgit Vanderbeke Le dîner de moules 2) Liste de repas chargés de souvenirs 3) Ouvrir un des items de la liste en déroulant une phrase jusqu’à ce que le point s’impose et recommencer. L’idéal étant de n’écrire qu’une longue phrase.

  • Les textes de la dernière rencontre

    Rencontrons-nous et écoutons nos bruits... Ciclop-Passages organise régulièrement des rencontres-lecture autour d’un verre. Vous découvrirez, ci-contre, des textes lus lors de la soirée du 29 octobre 2011

  • La ville est un trou autour de la télé

    Quatre étapes d’écriture autour de La ville est un trou de Charles Pennequin 1) Établir la liste des téléviseurs que chacun a en tête. 2) Lecture de l’extrait 1 de La ville est un trou de Charles Pennequin. Développer un des éléments de la liste en le décrivant, lui, le téléviseur, dans son environnement. Extrait 1 : Le téléviseur est toujours dans le salon abandonné je n’y ai pas touché depuis des lustres il doit sûrement être encore en état de marche il suffirait d’appuyer sur le bouton pour voir que c’est un téléviseur classique noir et carré (…) le récepteur il se présente à vous par un petit (...)

  • Mémoire de petits chevaux

    Proposition en trois étapes : Inventorier sous forme de liste les jeux de société auxquels je jouais enfant. Développer l’un des jeux de la liste sous l’angle des règles. Inventer une fiction autour du jeu des petits chevaux après remémoration collective des règles.

  • Les textes de la deuxième rencontre

    Rencontrons-nous et écoutons nos bruits... Ciclop-Passages organise régulièrement des rencontres-lecture autour d’un verre. Vous découvrirez, ci-contre, des textes lus lors de la soirée du 19 juin 2011

  • Autoportraits en acrostiche

  • Les dix commandements

    Écrire en atelier les dix commandements. Ceux de l’atelier, de sa vie personnelle, de son lieu de travail, de ses relations amoureuses, de sa maison, de ce qu’il vous plaira... en s’inspirant de la forme remarquable de concision des « dix commandements écrits du doigt de Dieu ». Proposition testée lors de l’atelier d’écriture "L’un dit L’Élan" et le 26 mai dernier, dans un "Aleph sauvage".

  • Les textes de la première rencontre

    Rencontrons-nous et écoutons nos bruits... Ciclop-Passages organise régulièrement des rencontres-lecture autour d’un verre. Vous découvrirez, ci-contre, des textes lus lors de la soirée du 29 avril 2011

  • Tagore

    « Que seulement je fasse de ma vie une chose simple et droite, pareille à une flûte de roseau que tu puisses emplir de musique. » Rabindranath Tagore À partir de cette phrase, l’animateur dicte aux participants : « Que seulement je fasse de ma vie un/e (substantif) (adjectif) et (adjectif), pareille à un/e (substantif) de (substantif) que tu puisses (verbe) de (substantif) ». Les textes qui en résultent sont inducteurs de la production à suivre. Proposition testée lors du labo d’écriture des animateurs Ciclop-Passages en mars 2011. La phrase inductrice peut également se construire par le biais (...)

  • Quelque part, quelqu’un

    Se laisser peupler par d’autres, connus ou inventés, à partir du poème d’Henri Michaux, Quelque part, quelqu’un : Il s’agit d’une série de phrases-portraits fonctionnant avec la relance quelqu’un, un personnage/une phrase ; chaque phrase disant l’essentiel de quelqu’un, par le détail. La liste pourrait être infinie, Henri Michaux s’est arrêté aux 161ème quelqu’un. « Quelque part quelqu’un est chien et aboie à la lune Quelqu’un est né chinoise et maintenant elle a dix-sept ans Quelqu’un c’est une blonde et sa soeur est vive, véritablement pétulante Quelqu’un son père est highlander Quelqu’un. ..et puis ça (...)

  • L’Aleph

    « L’Aleph est le lieu où se trouvent, sans se confondre, tous les lieux de l’univers, vus de tous les angles. » Cette définition est tirée de la nouvelle éponyme de Jorge Luis Borges, dont nous reproduisons ci-dessous, un extrait. « Ce que virent mes yeux » dit Borges, « fut simultané : ce que je transcrirai, successif, car c’est ainsi qu’est le langage. ». Après la lecture de l’Aleph de Borges, nous invitons chaque participant à écrire son Aleph du jour, en laissant venir à lui les images dans l’ordre où elles (...)

  • Manuel d’instructions

    "Manuel d’instructions" est le premier chapitre de Cronopes et fameux de Julio Cortazar, argentin né à Bruxelles, venu vivre entre Paris et Londres. C’est une liste de différents manuels brefs sur des activités qui se passent habituellement de manuel. Exemple : Instructions pour monter un escalier, dont nous reproduisons ici un extrait : « Les escaliers se montrent de face car en marche arrière ou latérale ce n’est pas particulièrement commode. L’attitude la plus naturelle à adopter est la station debout, bras ballants, tête droite mais pas trop cependant afin que les yeux puissent voir la marche (...)

  • Les sextraordinaires aventures de Jojo, Zezette et Je

    Sous la plume de Benjamin, trois personnages prennent corps et voix